Du rôle des VC’s dans le développement des jeunes pousses

Les différents niveaux de support d’un VC

Avant toute forme d’accompagnement, la fonction première d’un VC est incontestablement celle d’investisseur : apporter de l’argent, dans des conditions saines, et aider l’entreprise à lever son prochain tour de financement, sans lui mettre des bâtons dans les roues. Mais cela peut aller beaucoup plus loin !

Voici une vision schématique, inspirée de la pyramide de Maslow (le principe étant que les couches du haut deviennent prioritaires lorsque celles du bas sont réalisées), des différents niveaux de « support » d’un VC :

 

De bas en haut :

  1. Investissement initial :la capacité à investir de l’argent, dans des conditions raisonnables (valorisation, gouvernance, droits exigés par l’investisseur…), et en offrant une « expérience » de qualité à l’entrepreneur (processus d’investissement suffisamment rapide, clair, constructif et respectueux).
  2. Non toxicité :avant d’envisager un rôle positif du VC, il faut déjà qu’il ne soit pas toxique pour l’entreprise (volonté de diriger/décider, exigences démesurées de reporting, pessimisme ou manque d’ambition, conflits d’intérêts…).
  3. Capacité à réinvestir: pour une startup, décoller prend souvent plus de temps que prévu. Il est précieux de pouvoir compter sur une potentielle « rallonge » de la part de ses investisseurs, ou simplement sur leur participation au prochain tour de financement (ne pas réinvestir est souvent considéré comme suspect par les nouveaux investisseurs et peut les dissuader d’investir à leur tour).
  4. Devoirs d’actionnaire :disposant de prérogatives spécifiques, (par exemple, une place au « board », l’organe en charge de superviser la bonne gestion de l’entreprise), le VC doit agir dans l’intérêt de l’entreprise, faciliter ses étapes clés de développement, et être informé & réactif pour challenger/valider les décisions importantes de gouvernance (budget, stocks options, augmentations, embauches, tours de financement, revente…).
  5. Écosystème & plateforme :c’est ici que le rôle d’accompagnement « à valeur ajoutée » commence vraiment. Les VCs disposent en général d’un réseau développé, d’entrepreneurs prêts à s’entraider, d’un répertoire de contenus, bonnes pratiques, méthodes, prestataires… et parfois même d’experts métier au sein de leur fonds.
  6. Accompagnement individualisé :un VC peut accompagner les entrepreneurs dans la construction et le développement de leur entreprise, en faisant office de conseiller et de coach ayant une vision globale du business. Cela présuppose un vrai « fit » avec les entrepreneurs et leur business.

Les 4 couches du bas concernent donc le rôle d’investisseur financier professionnel (primordial, et loin d’être une commodité sur le marché), et les couches 5 & 6 la « valeur ajoutée » qu’un VC peut apporter.

 

Lire ici l’article complet, très intéressant

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